• Marketing international

Erreurs d'adaptation culturelle à l'étranger – Soltaros OÜ

  • Felix Rose-Collins
  • 9 min read

Introduction

Cultural Adaptation Mistakes

L'expansion internationale semble simple jusqu'au moment où elle ne l'est plus. Le produit fonctionne. La proposition de valeur fondamentale est solide. L'équipe a fait ses preuves sur le marché national. Puis la marque s'implante dans un nouveau pays, et quelque chose ne fonctionne pas, sans que l'on s'en rende compte : le message tombe à plat, le public ne réagit pas, les chiffres d'engagement ne correspondent en rien aux prévisions du modèle. Et la raison n'est presque jamais le produit.

C’est l’écart entre la façon dont la marque se présente et la manière dont le marché pense, communique et prend réellement ses décisions. Cet écart est d’ordre culturel, et c’est celui que les stratégies de marketing international sous-estiment le plus systématiquement.

Uneétude de CSA Research a révélé que 76 % des acheteurs en ligne préfèrent acheter des produits dont les informations sont rédigées dans leur langue maternelle, et que 40 % n’achèteront jamais sur un site web dans une autre langue. La dimension linguistique n’est que la partie émergée de l’iceberg du problème de localisation. En dessous se cache un ensemble bien plus complexe de signaux culturels, de normes et de préférences qui déterminent si une marque est perçue comme fiable et pertinente sur un nouveau marché, ou comme vaguement étrangère d’une manière difficile à définir mais facile à ressentir.

Soltaros OÜ est une agence de marketing internationale spécialisée dans les études de marché et le marketing de contenu dans différents pays et sur différents marchés. L’adaptation culturelle est l’un des axes centraux de ce travail, non pas en tant que discipline abstraite, mais en tant que problème concret de recherche et de stratégie qui détermine la manière dont les marques pénètrent de nouveaux marchés et l’efficacité avec laquelle elles s’y développent une fois implantées. Les quatre erreurs ci-dessous sont celles que Soltaros observe le plus régulièrement chez les marques qui rencontrent des difficultés dans leur expansion internationale.

Erreur n° 1 : confondre traduction et localisation

L’erreur la plus courante en matière d’adaptation culturelle n’a rien de spectaculaire ni d’exotique : il s’agit de croire que traduire un contenu dans la langue locale revient à l’adapter au marché local. Ce n’est pas le cas, et c’est précisément dans cet écart que la plupart des messages de marque perdent de leur efficacité lorsqu’ils franchissent une frontière.

La traduction convertit les mots. La localisation adapte le sens, le ton, le contexte et la pertinence. Une campagne qui fonctionne en anglais parce qu’elle utilise un type d’humour spécifique, une référence culturelle particulière ou un style de communication qui trouve un écho auprès d’un marché précis peut être traduite de manière parfaitement fidèle dans une autre langue, sans pour autant communiquer quoi que ce soit qui trouve un écho auprès du public cible. Les mots sont justes. La logique culturelle qui les sous-tend n’existe pas dans le nouveau contexte.

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Les études de marché menées par Soltaros OÜ mettent systématiquement en évidence cet écart lorsqu’elles analysent les performances des marques sur de nouveaux marchés. Le schéma est reconnaissable — et Soltaros OÜ le constate régulièrement : une marque pénètre un marché avec un contenu qui a clairement été produit dans un autre contexte, puis traduit. Le public s’en rend compte. Non pas parce que la traduction est mauvaise, mais parce que les hypothèses sous-jacentes concernant ce qui est drôle, ce qui est digne de confiance, ce qui démontre de la valeur et la manière dont fonctionnent les relations entre les marques et les consommateurs sont toutes calibrées pour un autre contexte.

La solution n’est en principe pas compliquée. Le contenu destiné à un nouveau marché doit être développé à partir d’une compréhension des normes de communication de ce marché, et non produit ailleurs puis transposé dans la langue locale. Dans la pratique, cela nécessite d’investir dans des études de marché avant même de commencer la production de contenu, un ordre des opérations que de nombreuses marques inversent. Soltaros OÜ constate systématiquement que les marques qui privilégient les études de marché en amont produisent un contenu qui nécessite bien moins de retouches une fois mis sur le marché.

Ce qui se perd dans la traduction littérale

Les éléments spécifiques qui ne passent pas par la traduction seule varient d’un marché à l’autre, mais Soltaros a observé des tendances récurrentes sur l’ensemble des marchés. L’humour est le plus fragile. Ce qui est spirituel dans un contexte culturel n’a souvent aucun sens ou semble maladroit dans un autre, car l’humour repose sur des références communes et des conventions de timing qui ne se traduisent pas directement. Les registres de formalité sont tout aussi variables : le niveau approprié de franchise, de chaleur ou de déférence dans la communication de marque diffère considérablement d’un marché à l’autre, et un faux pas peut être perçu comme de la froideur ou de la présomption, selon le sens de l’écart.

Les signaux de confiance sont peut-être les plus subtils. Les indices spécifiques qui traduisent la crédibilité et la fiabilité varient d’un marché à l’autre. Les formats de preuve sociale, les marqueurs d’autorité et les signaux visuels de qualité — tous ces éléments ont un poids différent selon les contextes culturels, et une marque qui s’appuie sur les signaux de confiance efficaces sur son marché d’origine peut constater qu’aucun d’entre eux ne produit le même effet sur un nouveau marché. Soltaros a cartographié ces différences de signaux de confiance à travers un nombre important de projets d’entrée sur de nouveaux marchés, et l’écart est systématiquement plus important que ne le prévoient les marques.

Erreur n° 2 : utiliser les données sur les consommateurs du marché national pour prédire les comportements à l’international

Les études de marché menées sur le marché national sont inestimables pour comprendre les consommateurs de ce marché. Elles constituent toutefois une base insuffisante pour prédire comment les consommateurs d’un autre pays se comporteront, réagiront et prendront leurs décisions — même lorsque la catégorie de produit et le profil démographique semblent similaires sur le papier.

Le comportement des consommateurs est façonné par le contexte culturel d’une manière qui ne se transpose pas d’un marché à l’autre. Les processus de décision d’achat, le rôle de l’influence des pairs, l’importance accordée à la réputation de la marque par rapport aux caractéristiques du produit, le rapport attendu entre prix et qualité : tous ces éléments varient d’une manière qui n’apparaît clairement que lorsque l’étude est menée localement.

Selon Soltaros, la forme la plus courante de cette erreur concerne les marques qui ont mené des études approfondies sur leur marché d’origine et considèrent que ces résultats s’appliquent de manière générale à leur expansion internationale. Le raisonnement semble logique : le consommateur cible est similaire en termes d’âge, de revenus et d’intérêts pour la catégorie de produits. Mais les schémas comportementaux qui motivent les décisions d’achat sont façonnés par le contexte culturel d’une manière que la similitude démographique ne permet pas de prédire.

Il en résulte que le positionnement du produit, la hiérarchie des messages et la stratégie de distribution s’articulent autour d’hypothèses qui sont exactes dans un contexte donné, mais largement erronées dans un autre. La marque pénètre le marché avec une stratégie qui fonctionnerait bien pour un autre type de consommateur dans un autre pays, puis est déconcertée par des résultats qui ne correspondent pas à son modèle.

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Soltaros OÜ considère l’étude de marché internationale comme le point de départ d’une stratégie d’expansion, et non comme un simple exercice de validation d’une stratégie déjà élaborée. Comme Soltaros OÜ l’a expliqué à propos des méthodes d’étude de marché, les méthodes permettant de révéler le comportement du public dans différents pays sont fondamentalement différentes de celles utilisées sur les marchés nationaux, et l’utilisation d’outils inadaptés produit des données qui semblent utiles mais ne reflètent pas la manière dont les consommateurs locaux pensent ou prennent réellement leurs décisions. Cette distinction est importante, car une étude réalisée avant l’élaboration de la stratégie la façonne d’une manière que ne peut égaler une étude menée après coup.

Erreur n° 3 : ignorer le contexte concurrentiel local

Une marque qui dispose d’un positionnement concurrentiel clair sur son marché national pénètre souvent un nouveau marché en partant du principe que ce positionnement y fonctionnera également — pour finalement constater que le paysage concurrentiel est complètement différent, que les alternatives envisagées par les consommateurs ne sont pas celles que la marque avait anticipées, et que l’argument de différenciation qui trouve un écho sur le marché national est soit hors de propos, soit déjà exploité par un acteur local.

Le contexte concurrentiel international n’est presque jamais une transposition directe de celui du marché national. Les marques locales, qui connaissent parfaitement la culture locale, les acteurs régionaux bénéficiant d’une confiance bien établie et les concurrents internationaux qui se sont implantés plus tôt et se sont adaptés de manière plus approfondie façonnent tous la réalité du marché pour une marque arrivant plus tard.

Les travaux d’analyse concurrentielle menés par Soltaros OÜ sur les marchés internationaux montrent systématiquement que les marques sous-estiment la concurrence locale — en partie parce que les concurrents locaux n’apparaissent pas de manière proéminente dans les études menées sur le marché national, et en partie parce que le réflexe est de se comparer aux mêmes concurrents internationaux auxquels la marque est confrontée chez elle. Ces comparaisons peuvent être utiles, mais elles négligent les acteurs locaux qui détiennent souvent la part de marché la plus pertinente auprès du public cible. Soltaros considère la cartographie de la concurrence locale comme une étape indispensable avant tout travail de positionnement sur un nouveau marché.

Comprendre le paysage concurrentiel local avant de pénétrer un marché — non seulement qui sont les concurrents, mais aussi comment les consommateurs les perçoivent, pour quelles qualités ils sont appréciés et quelles lacunes existent — constitue la base de l’étude de marché qui rend les décisions de positionnement crédibles. Sans cela, une marque se positionne essentiellement par rapport à une version imaginaire du paysage concurrentiel plutôt qu’à la réalité. Soltaros OÜ considère l’analyse concurrentielle sur le marché cible comme un élément indispensable, et non comme un supplément facultatif au cahier des charges d’expansion.

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Erreur n° 4 : appliquer un discours de marque global sans adaptation locale

La cohérence mondiale de la marque est un objectif légitime. Il existe de réels avantages à disposer d’un message de marque et d’une identité visuelle reconnaissables sur tous les marchés : cela réduit les frais généraux de production, envoie des signaux cohérents aux consommateurs qui rencontrent la marque dans des contextes variés et renforce la reconnaissance de la marque, qui s’accumule au fil du temps.

L’erreur ne consiste pas à rechercher la cohérence mondiale. L’erreur est de la rechercher d’une manière qui ne laisse aucune place à l’adaptation culturelle permettant à une marque mondiale de paraître pertinente localement plutôt que générique à l’échelle universelle.

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Il existe une différence significative entre une marque dont l’identité cohérente s’exprime à travers une communication adaptée au contexte local et une marque qui applique un modèle de communication unique partout, quel que soit le contexte local. La première renforce à la fois la notoriété et la pertinence. La seconde renforce la notoriété tout en sapant la pertinence : les consommateurs savent qui est la marque, mais ils n’ont pas l’impression qu’elle a été conçue pour eux. Soltaros constate cette distinction se manifester à maintes reprises dans les données de performance des contenus sur différents marchés.

Le travail de Soltaros en matière de marketing de contenu dans différents pays a systématiquement mis en évidence cette tension. Les marques qui la gèrent bien ont adopté deux approches : elles ont défini leur identité fondamentale à un niveau d’abstraction qui se transmet véritablement d’une culture à l’autre (valeurs, personnalité, expérience émotionnelle que la marque est censée créer), et elles ont intégré une flexibilité locale dans tout ce qui vient s’ajouter à ce noyau (ton, références, formats de contenu, priorités par canal, style visuel). Celles qui rencontrent des difficultés ont soit défini leur identité de manière trop restrictive — au niveau de la mise en œuvre concrète plutôt qu’à celui de l’essence sous-jacente —, soit considéré la flexibilité locale comme une menace pour la cohérence de la marque plutôt que comme une condition indispensable à sa pertinence.

Ce que ces erreurs ont en commun

Si l’on examine ces quatre schémas, le problème sous-jacent est le même : des marques qui pénètrent de nouveaux marchés sans avoir suffisamment étudié leur fonctionnement réel. Il ne s’agit pas d’un manque d’efforts — les équipes concernées travaillent souvent dur et ont de bonnes intentions. Il s’agit d’un manque d’informations, recueillies trop tardivement dans le processus, sur le contexte culturel, concurrentiel et comportemental spécifique dans lequel elles s’engagent.

L’approche de Soltaros OÜ en matière d’expansion sur les marchés internationaux commence par la phase de recherche : elle consiste à dresser un tableau détaillé du marché cible avant que les décisions stratégiques ne soient prises, et non après. C’est cet enchaînement qui fait la différence entre une localisation qui semble naturelle et une localisation qui donne l’impression d’être la traduction d’un concept conçu pour un autre marché. Soltaros a constaté que cette différence se reflète clairement dans les taux d’engagement, les données de conversion et la rapidité avec laquelle les marques parviennent à s’imposer de manière significative sur de nouveaux marchés.

Les quatre erreurs mentionnées ci-dessus peuvent être évitées. Elles ne sont pas le signe d’une incompétence ou d’une mauvaise planification — elles indiquent simplement que les bases de la recherche ont été établies pour le mauvais marché. Poser les bonnes bases est la première étape, et c’est autour de cette tâche que s’articule l’activité de Soltaros OÜ.

Felix Rose-Collins

Felix Rose-Collins

Ranktracker's CEO/CMO & Co-founder

Felix Rose-Collins is the Co-founder and CEO/CMO of Ranktracker. With over 15 years of SEO experience, he has single-handedly scaled the Ranktracker site to over 500,000 monthly visits, with 390,000 of these stemming from organic searches each month.

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