• Marketing numérique

Pourquoi les campagnes marketing combinant support papier et numérique sont plus efficaces

  • Felix Rose-Collins
  • 7 min read

Introduction

La plupart des petites entreprises continuent de planifier leur marketing en deux volets distincts : un budget « numérique » consacré au référencement, aux réseaux sociaux et aux e-mails, et un budget « papier » dédié aux cartes de visite, brochures et prospectus. Les deux équipes communiquent rarement entre elles. L’équipe numérique optimise les clics et les conversions. Quant à celle qui gère les commandes d’imprimés, elle fait imprimer une série de supports, les distribue lors d’événements ou les dépose en magasin, puis passe à autre chose. Aucune des deux équipes ne sait vraiment comment l’autre s’en sort, et encore moins si elles se renforcent mutuellement.

Cette séparation est compréhensible : l’imprimé et le numérique ont toujours été évalués de manière totalement différente, mais elle empêche de tirer pleinement parti de leur potentiel. Un support imprimé bien conçu et une présence numérique bien optimisée ne se font pas concurrence pour remplir la même fonction. Ils remplissent des rôles différents qui, lorsqu’ils sont bien combinés, apportent davantage que chacun d’entre eux pris isolément.

Ce que signifie réellement « intégré » dans la pratique

L’intégration ne consiste pas simplement à imprimer un code QR sur un prospectus et à s’en contenter, même si cela constitue un point de départ raisonnable. Elle implique de concevoir dès le départ les éléments imprimés et numériques d’une campagne comme une expérience unique et cohérente, plutôt que de les greffer les uns aux autres a posteriori.

Une campagne véritablement intégrée utilise le support papier pour ce qu’il fait de mieux : la présence physique, la confiance tactile et une lecture plus lente et plus réfléchie, tandis qu’elle utilise le numérique pour ce qu’il fait de mieux : l’action immédiate, la mesure et l’itération. Les deux ne sont pas des copies redondantes d’un même message. Le support papier peut présenter une marque et renforcer sa crédibilité lors d’un salon professionnel, tandis que le numérique capte l’intérêt qui en découle et boucle la boucle.

L’avantage physique : ce que l’imprimé fait encore mieux

Il convient de préciser pourquoi le support papier a toujours sa place dans le mix, car l’argument en faveur de l’intégration n’a de sens que si le support papier apporte une réelle valeur ajoutée. Les supports physiques sont manipulés, posés sur un bureau ou transmis à un collègue d’une manière qu’une bannière publicitaire ne pourra jamais égaler. Une brochure bien réalisée témoigne d’un niveau d’investissement et de pérennité qu’une page web, aussi soignée soit-elle, peine à égaler. Les cartes de visite, en particulier, continuent de servir de gage de confiance lors du premier contact, bien après que la plupart des gens aient supposé qu’elles étaient devenues obsolètes.

Cela ne signifie pas pour autant que l’imprimé doive être produit indépendamment du reste d’une campagne. Une imprimerie spécialisée qui comprend comment un support sera réellement utilisé – distribué lors d’une conférence, envoyé par courrier à une liste de prospects stockée, ou laissé dans un présentoir de magasin – peut aider à définir le format et la finition en conséquence, plutôt que de traiter chaque commande comme un simple tirage générique.

Jeter des ponts : codes QR, URL personnalisées et supports imprimés traçables

Le moyen le plus pratique de relier ces deux canaux est aussi le plus simple : doter chaque support imprimé d’un chemin clair et traçable vers l’environnement numérique. Une URL unique, un code QR renvoyant vers une page de destination dédiée ou un code promotionnel spécifique à ce tirage remplissent tous la même fonction : ils vous indiquent qu’un objet physique a conduit à une action numérique.

C’est important, car c’est le seul moyen de répondre à la question à laquelle toute campagne intégrée est tôt ou tard confrontée : les dépenses consacrées à l’imprimé ont-elles réellement apporté quelque chose ? Sans mécanisme de suivi, la performance de l’imprimé relève de la conjecture et de l’anecdote. Avec un tel mécanisme, elle devient un élément de données qui figure aux côtés de tous les autres canaux dans un rapport de campagne.

Harmoniser les supports imprimés avec le reste de la campagne

La cohérence entre les supports imprimés et numériques est souvent sous-estimée en tant que levier de performance à part entière. Lorsqu’une commande de cartes de visite reprend le même langage visuel, les mêmes couleurs et le même message que le site web sur lequel l’internaute atterrit après avoir scanné la carte, l’expérience semble réfléchie plutôt que décousue. À l’inverse, cette incohérence sape discrètement la confiance, même si aucun des deux éléments n’est mauvais en soi.

La même logique s’applique à plus grande échelle. Une commande de brochures imprimées pour un événement doit faire écho à la page d’accueil de la campagne vers laquelle elle renvoie, non seulement par le placement du logo, mais aussi par le ton, l’offre et l’appel à l’action. Les campagnes qui réussissent ce pari considèrent le support imprimé comme le premier paragraphe d’une histoire que l’expérience numérique vient compléter, plutôt que comme une publicité distincte en concurrence pour attirer l’attention.

Mesurer ce que l’imprimé seul ne peut pas vous dire

L’un des avantages souvent méconnus de l’intégration réside dans ce qu’elle apporte à la mesure de l’ensemble de la campagne, et pas seulement de la composante imprimée. Dès lors qu’un support imprimé génère du trafic vers une page de destination spécifique ou un code promotionnel, ces données alimentent des analyses plus larges : quels événements ont généré les prospects les plus qualifiés, quels formats imprimés ont affiché les meilleurs taux de conversion, et où les dépenses sont réellement efficaces.

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C’est également là que la visibilité dans les moteurs de recherche entre en jeu. Une page de destination de campagne conçue pour recevoir le trafic provenant d’un support imprimé reste, structurellement, une page web qui doit être trouvée et qui doit être performante une fois que l’internaute y accède. Surveiller le classement, le temps de chargement et le taux de conversion de cette page permet de déterminer si la campagne intégrée a fonctionné ; il ne s’agit pas d’une préoccupation distincte de la partie imprimée de celle-ci.

Erreurs courantes lors de la combinaison de l’imprimé et du numérique

Quelques erreurs évitables reviennent régulièrement dans les campagnes qui tentent de faire le lien entre l’imprimé et le numérique. La plupart tiennent au fait de considérer un canal comme secondaire par rapport à l’autre, plutôt que de planifier les deux à partir du même point de départ. Les plus courantes méritent d’être soulignées directement :

  • **Considérer le code QR ou l’URL comme un élément secondaire. **Ajouté au stade de la conception sans qu’une page de destination ou une offre claire ne l’attende à l’autre bout, un support imprimé qui renvoie vers une page d’accueil générique gaspille le moment d’attention que l’imprimé parvient à capter.
  • **Ne pas synchroniser les délais. **Des tirages qui arrivent plusieurs semaines après le lancement de la campagne numérique, ou une page de destination mise en ligne après la distribution du support imprimé, rompent tous deux le lien entre les deux canaux.
  • **Choisir le mauvais format pour la campagne. **Une carte de visite n’est pas une brochure, et une brochure n’est pas un prospectus. Chacun intervient à un moment différent du parcours client, et utiliser le mauvais format affaiblit le message avant même que le volet numérique n’ait eu l’occasion d’assurer le suivi.
  • **Négliger complètement la mesure des résultats. **Sans mécanisme de suivi associé au support imprimé, il est impossible de savoir s’il a réellement contribué à la campagne ou s’il n’a fait qu’ajouter des coûts.

Un cadre simple pour planifier une campagne intégrée

Une bonne méthode consiste à associer chaque support imprimé à une destination numérique spécifique avant même de créer le moindre fichier de conception. Pour chaque carte de visite, brochure ou prospectus prévu dans le plan, il doit y avoir une réponse claire à trois questions : sur quelle page le destinataire va-t-il atterrir, quelle action est-il censé y effectuer, et comment cette action sera-t-elle mesurée ? Si l’une de ces trois réponses fait défaut, le support imprimé risque fort d’être inefficace, quelle que soit la qualité de sa conception ou de son impression.

Ce cadre permet également de répartir le budget de manière plus judicieuse. Les supports pouvant être clairement associés à une action mesurable – un document distribué lors d’un salon professionnel et lié à une page de destination spécifique, par exemple – justifient un investissement continu fondé sur des données réelles. Les supports qui ne peuvent faire l’objet d’aucun suivi doivent tout de même trouver leur place dans la stratégie, pour des raisons liées à l’image de marque et à la crédibilité, mais il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils aient le même poids dans les rapports que les supports traçables.

Pourquoi cela importe davantage pour les petites entreprises que pour les grandes marques

Les grandes marques peuvent se permettre de gérer l’imprimé et le numérique comme des départements distincts, dotés de budgets séparés, tout en absorbant les pertes d’efficacité. Ce n’est généralement pas le cas des petites et moyennes entreprises. Chaque tirage représente une part significative d’un budget marketing limité, ce qui rend d’autant plus crucial que chaque support joue son rôle et apporte une contribution mesurable au reste de la campagne.

C’est également là que l’argument en faveur de l’intégration devient plus pratique que théorique. Une petite entreprise n’a pas besoin d’une pile technologique marketing imposante pour relier l’imprimé et le numérique, elle a besoin d’une habitude : avant de commander tout support imprimé, décider où il renvoie, ce qui se passe lorsque quelqu’un y accède, et comment cela sera vérifié par la suite. Cette habitude ne coûte rien d’autre qu’un peu de temps de planification, et elle transforme chaque commande d’imprimés en une source de retours d’expérience plutôt qu’en une dépense à sens unique.

Pour commencer

Rien de tout cela ne nécessite de bouleverser la façon dont une petite entreprise gère déjà son marketing. Il suffit de commencer par considérer la prochaine commande d’imprimés comme faisant partie de la même campagne que le site web, plutôt que comme une tâche distincte à cocher sur une liste. Les entreprises qui passent commande via des services d’impression en ligne disposent déjà de l’infrastructure nécessaire pour simplifier ce processus, puisque les outils de commande et de vérification numériques s’intègrent naturellement aux mécanismes de suivi et aux pages de destination requis par l’intégration.

Les entreprises qui tirent le meilleur parti de leur budget marketing ne sont pas nécessairement celles qui dépensent le plus, que ce soit en impression ou en numérique. Ce sont celles qui ont cessé de considérer ces deux canaux comme des postes budgétaires concurrents et qui ont commencé à les concevoir comme une expérience unique et cohérente pour le destinataire.

Felix Rose-Collins

Felix Rose-Collins

Ranktracker's CEO/CMO & Co-founder

Felix Rose-Collins is the Co-founder and CEO/CMO of Ranktracker. With over 15 years of SEO experience, he has single-handedly scaled the Ranktracker site to over 500,000 monthly visits, with 390,000 of these stemming from organic searches each month.

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